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SAMEDI

JOUR 11 : 92 kms / 5h40 / D+1051 / Alt max 1460

Après un briefing pour ne pas renouveler les ratés de la journée précédente, nous démarrons à nouveau sous le soleil. La température dépassera les 40° dans la journée. 

Je commence à trouver des techniques pour diminuer la douleur. Comme par exemple m’appuyer très fort sur les pédales et dans le dos, pour soulever la partie « endommagée » et soulager les douleurs, Position efficace dans les descentes. Mais risquée pour l’équilibre.  

D’ailleurs dans une descente justement, je glisse involontairement dans le fossé sur la gauche tout en roulant dans les herbes, à environ 50 km/h. Petite frayeur - ou plutôt grosse -, mais dans ces circonstances il faut rester calme. Les pensées vont vite. Je me vois déjà au crash, les pneus crevés, le vélo en morceaux et le périple fini… J'essaie quand même de maitriser le vélo et finalement il revient doucement sur le chemin au bout de quelque dizaines de mètres. Un petit miracle qui me laisse pantois. Mais je ne m’arrête pas pour autant, je continue ma folle équipée.

Le temps est clair et magnifique, et les montagnes sont bien visibles. D’ailleurs quasiment en permanence depuis le départ. Le guide nous confie que c’est un privilège extraordinaire, car ce n’est pas souvent le cas.

En fin de journée, nous nous arrêtons au village culturel massai de Olpopongi, perdu au milieu du bush. Même les guides n’ont pas su le retrouver tout seuls. Après la douche, David nous raconte un peu l’histoire de ces tribus. Une sorte d’éco-musée pour mettre en valeur la culture massai, un des rares peuples au monde à vivre encore aujourd’hui comme il y a des centaines d’années. La seule entorse c’est le portable. Tout le monde en a un.

Les revenus de ce village servent pour l’éducation des enfants. 

Retour à l’hôtel vers les 18h00, où de suite je me mets en tenue de sport pour un petit footing en vue du marathon le lendemain. Et surtout pour tester ma capacité à courir avec ma douleur du bas du dos. Ce n’est pas très concluant…