google-site-verification: google306c8b17ea233f46.html

JEUDI

JOUR 16 : 68kms / 5h00 / D+ 622 alt max 1240 

Aujourd’hui le départ est un peu tardif (vers 9h30), car il a fallu le temps de faire les adieux, et de retrouver mes lunettes. Cela m’a obligé à déballer quasiment toutes mes sacoches. Dans une semaine quand ce sera fini, j’aurais enfin mémorisé la place de chaque objet.
J’ai bénéficié d’un accueil chaleureux de toute la famille. De la grand-mère de 76 ans, au père de 55 ans. Après avoir quitté le village, je reprends la piste où bientôt un gros orage s’abat sur moi : je suis trempé. Et quand la pluie tombe, le thermomètre aussi : moins 15 à 20° en l’espace de quelques minutes. Mais dès que les nuages sont passés, le mercure remonte.
Je rejoins une route goudronnée, mais seulement au moment ou la pluie cesse. Cela va me reposer de rouler sur une route moins défoncée…
Je m’arrête ensuite à Loitocktok pour manger dans un restaurant. Une jeune et jolie serveuse vient prendre la commande en traînant des pieds et s’affale sur ma table le temps que je passe ma commande. Je lui demande le poulet : il n'y en a pas, Je me décide alors pour le poisson : il n’y en a pas non plus, autre chose : non plus. Je finis par choisir probablement le seul plat disponible.  Pour finir je lui demande un yaourt : mais il n’en reste pas non plus. Ce sera repas sans dessert.

Après Loitocktok, et la longue descente, je rejoins le village d'Isenti ou je dois tourner à gauche pour récupérer la piste. A un moment Je croise un 4x4 bondé de villageois, et je m’arrête pour leur demander mon chemin, car j’ai l’impression d’être un peu perdu. Ils me disent qu'il faut que je fasse demi-tour, car je ne suis pas sur la bonne piste. Je repars donc, et je vois au loin des ouvriers sur un chantier. Je m'arrête et ils viennent discuter. Un des jeunes me propose de m'escorter pour me ramener sur le bon chemin. Je repars tout seul pour prendre de l'avance, et je ne le vois pas arriver sur sa moto. Entre temps, je croise une autre voiture de Massai, à qui j'explique que je cherche un endroit pour dormir. Ils me disent de faire attention, car la semaine passée quelqu'un a été attaqué par un lion dans cette zone…

Sur ces entrefaites, un jeune arrive sur sa moto. Il me propose de m'emmener chez ses parents pas très loin de là, pour camper plus en sécurité. Wilson est marié avec une hollandaise, il connait donc l’Europe. Je suis super bien accueilli dans cette authentique famille Maasai. J’installe ma tente devant la maison. Nous discutons et j'explique les raisons de mon voyage. Ils sont super contents de ce que je fais pour le Soudan du Sud. 
Dans la soirée un gros orage, viendra perturber la quiétude de la savane kenyane. Un peu plus tard les chiens commencent à aboyer. Je sors voir ce qui se passe. Un des fils de la famille est là avec sa lampe de poche. Alerté par l'agitation des chiens, il vient vérifier s’il n'y a pas un animal qui rode dans les parages. Il s'inquiète pour leurs vaches. Et un peu pour moi aussi, puisque je ne suis pas protégé… Mais c’était une fausse alerte.

Dès 6h les habitants du voisinage viennent cherche l'eau au puits juste devant la maison.  Je découvre le brossage de dents à la façon massai : on cherche un petit bout de bois sur l'arbre , et ensuite on se frotte les dents…