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DIMANCHE

JOUR 19 : 124 kms / 7h25 / D+ 1000 

A midi je fais une pause dans un petit restaurant au bord de la route. La cuisinière me prépare à même le sol une assiette avec du riz et des haricots. Je demande pour prendre une photo, mais les Massai présents  me demandent de payer. Je  refuse et après un échange pour sympathiser, je distribue quelques biscuits. Le courant passe et les photos peuvent se faire alors sans problème. C’est toujours délicat à gérer ce genre de relations, car on ne sait pas quelles sont leur attentes, et souvent quand ils voient un blanc, leurs yeux se remplissent de dollars…

Après avoir traversé la ville d’Arusha, cité principale de la région, je suis accompagné pendant quelques kilomètres par un artiste du BMX. Il roule à mes cotés, sans les mains, et le dos face à la route… Je scrute le long de la route pour essayer de dénicher un endroit où planter ma tente, mais rien en vue. Comme le jour commence à baisser, je me décide à m’engager sur un chemin où il y a une école semble-t-il.
Un zone très bien entretenue. Je cherche un endroit. Je repère un coin. Mais 3 individus arrivent, dont un avec un fusil. Ils me posent des questions : je montre l'endroit ou je voudrais m'installer, mais me disent non. Ils discutent entre eux, téléphonent, et au bout de quinze’ minutes me disent encore non. Un autre plus âgé arrive - le chef gardien certainement -. Ils discutent et m'emmène sur le bord d'une chemin et me disent que je peux m'installer. Je les remercie mais il me demande de l'argent. Je refuse.
Après de longs palabres entre eux, ils m’adressent à nouveau la parole, et m'invitent à m'installer. Mais avec une nouvelle demande d’argent. Je refuse. Le problème c'est que maintenant il fait nuit. Mais je rebrousse chemin.
Je laisse quand même mon vélo devant le portail de l'école et vais tenter de trouver un lieu dans la nuit. Entre temps les responsables sortent, certainement alertés par le bruit et la lumière, et quand je reviens, je dois m'expliquer. La soeur directrice comprend, et avec une autre elles m'emmène dans la nuit de l'autre coté de la route, dans l'enceinte de leur petit hôpital. Elles m'installent dans la cour d'entrée sur la pelouse, en disant qu'il n'y aura aucun souci, que c'est bien surveillé par le gardien présent avec un fusil. En fait il s'agit d'un des jeunes de la bande qui a voulu me faire payer de l'autre coté…
Ensuite c'est le défilé du personnel pour venir me voir… des soeurs, un autre responsable, etc. Le matin tout le monde vient me voir pour savoir si tout s’est bien passé, si j’ai bien dormi, si j'ai mangé. Une sollicitude vraiment touchante.